Le titre de ce blog est "regards". Regards sur le monde, regards sur les autres, sur les amis, sur les êtres qui marquent ma vie, sur les laissés pour compte anonymes qui meurent de notre indifférence et ne survivent que de notre regard.
J'ai regardé TF1 et France 2 hier soir, alternativement.
J'ai vu une femme responsable, enthousiaste, à laquelle des milliers de militants rassemblés criaient merci.
J'ai vu une femme qui a su faire bouger les lignes malgré le soutien à minima de ses "amis".
J'ai vu une femme qui s'est battue autant contre l'appareil figé de son propre parti que contre son adversaire des deux tours.
J'ai vu une femme qui, au lieu de se coucher devant sa défaite, a donné un message fort d'espoir et de combativité.
J'ai vu Monsieur Strauss-Kahn, la bouche amère, commencer à laver son linge sale sur le refrain de "je vous l'avais dit". J'ai entendu Monsieur Hollande pointer les "erreurs' de la campagne. J'ai vu Jack essayer de ramener ce monde à la raison. J'ai vu Laurent distiller que, en effet, la gauche est par terre...
... La faute à qui ?
A Ségolène ?
Allons, un peu de dignité, Messieurs... A part Jack et Jean Louis Bianco, vous étiez pathétiques à déclencher la chasse et à vous tirer dans les pattes devant vos adversaire de droite qui n'en pouvaient plus de savourer le tableau.
Je ne suis pas de gauche.
Mais s'il y a quelqu'un qui, dans ce marigot à crocodiles qu'est devenu le PS, incarne le renouveau, la fraicheur, le réalisme, ce ne sont pas les tristes sires que j'ai vu distiller leur amertume et lancer leurs anathèmes sur Ségolène hier soir.
J'aimerais qu'elle continue, oui, vraiment.
Quant à Nicolas, j'espère seulement que sa victoire ne lui fera pas péter les plombs. Il est un pied d'un mur colossal d'attentes, de déceptions, de frustrations. Comme le disait Catherine de Médicis à Charles IX:
"C'est bien taillé mon fils. Maintenant, il faut coudre"
(c) Musefabe 2007