Le titre de ce blog est "regards". Regards sur le monde, regards sur les autres, sur les amis, sur les êtres qui marquent ma vie, sur les laissés pour compte anonymes qui meurent de notre indifférence et ne survivent que de notre regard.
Greenville, en Caroline du Sud. Il y a trente ans, on ne s'y serait pas arrété pour manger un sandwich. Aujourd'hui, c'est une super petite ville avec ses quelques gratte-ciel, pas trop nombreux, pas trop hauts, bien comme il faut, avec sa rue principale bordée de boutiques sympas et de petits restos, et surtout, son caractère cosmopolite lié à l'arrivée du siège de Michelin pour l' amérique du nord et à l'installation de l'énorme usine BMW de Spartanburg, à quelques miles de là.
Greenville, j'y suis arrivé hier soir à minuit et demie. C'était trop beau que le zinc (pardon, l'avion... et puis non, après tout, le zinc !) parte à l'heure (voir mon post précédent sur le sujet). A 21h40, il n'y avait pas plus d'embarquement que de neurones dans le cigare de Condolezza. Nous, les passagers, jetons un regard distrait par la vitre de la salle de tort... euh, d'attente et que voyons nous de nos petits yeux ecarquillés? Un groupe de bonshommes qui s'échine à bricoler la portière d'accès, près du poste de pilotage, avec force tournevis et coups de marteau. C'est à ce moment là que la compagnie décide de nous informer qu'un léger problème technique retarderait le vol mais que, on nous préviendrait dès que, blablabla et bla.
C'est hyper rassurés que nous nous sommes rassis (comme les biscuits du salon business United Airlines). J'ai repris mes mots croisés, sur lesquels je me suis d'ailleurs copieusement endormi avant de m'éveiller au son de la voix nasillarde qui annonçait, à 23 heures, l'embarquement tant attendu. Le décollage a été suivi avec une attention toute particulière, où nous autres, passagers et compagnons d'infortune, guettions la moindre vibration de la susdite porte. Oh joie, elle a tenu le coup !
Bien, allez, pour vous remercier d'avoir patienté pendant mes jérémiades, quelques photos:

Devant l'hotel, l'embranchement pour aller chercher l'Interstate 85 en direction du nord.

Le fameux bus scolaire jaune des familles.... et....

... Mon fidèle Exilim Casio et votre serviteur pris dans le rétro.... Sisi, c'est bien moi :-)
Demain, retour vers Paris... A bientôt
(c) Musefabe 2006