Le titre de ce blog est "regards". Regards sur le monde, regards sur les autres, sur les amis, sur les êtres qui marquent ma vie, sur les laissés pour compte anonymes qui meurent de notre indifférence et ne survivent que de notre regard.
Aujourd'hui, j'ai pris "L'Avion". Ben oui, allez-vous me répondre en coeur ! T'es pas allé aux States en windsurf ou en pelant des patates dans la cale d'un cargo poussif...
Ce que je veux dire, c'est que j'ai testé la compagnie "L'Avion", qui opère entre Orly Sud et Newark avec un avion entièrement Business à des tarifs qui feraient rosir d'aise les plus pingres des businessmen ! Alors, bien sûr, pour l'instant, cette jeune start-up (démarre-haut, si tu préfères) n'a qu'un zinc. Un Boing 757 repeint en bleu avec des hotesses et stewards en bleu aussi (mais avec des vêtements, pas peints !). Les fauteuils sont confortables, le poulet était un peu sécos, l'eau excellente comme le jus de pomme qui est ma boisson préférée pendant les vols intercontinentaux. Pas de pinard, ahhhh, non, que nenni... sauf un petit verre de rouge avec le fromage.
J'ai lu 111 pages du bouquin de JFK (tiens, c'est marrant, il a les mêmes initiales que l'autre JFK...), j'ai regardé sans déplaisir un film avec Matt Damon qui ferait claboter un cardiaque moyen rapport au suspense, et un autre avec Catherine Zeta Jones en cuisinière hyper pro qui récupère sa nièce après un accident de voiture et qui va filer le parfait amour avec... Bref.
Je suis arrivé à l'heure au milieu d'une foule de pimpins comme moi qui s'est pressée comme un kilo d'oranges outspan aux différents contrôles. Et bien, cette fois, c'est passé comme une lettre à la poste. Après avoir bu un maxi café chez Starbucks, et ingurgité des onion rings et un cheese steak chez je -sais-plus-qui, je suis assis devant mon ordi, après avoir réussi à trouver une p... de prise de courant.
C'est grand, un aéroport, hein ? Pourtant, c'est pas possible, ils doivent engager des mexicains pour pédaler dans les sous-sol tellement y en a pas, des prises. Mais là, j'ai la mienne, rien qu'à moi, et je pompe le jus de l'EDF locale avec délices. Et si ça continue, je branche aussi mon portable, na !
Bon, ça va être l'heure de ma correspondance pour Greenville-Spartanburg. Arrivée prévue 22h45. Juste à temps pour récupérer ma voiture de loc (une Lamborghini Countach break diesel) et filer au Hilton Orchard.
Vous savez tout... ou presque... Groar, tiens !
(c) Musefabe 2007