Le titre de ce blog est "regards". Regards sur le monde, regards sur les autres, sur les amis, sur les êtres qui marquent ma vie, sur les laissés pour compte anonymes qui meurent de notre indifférence et ne survivent que de notre regard.
Quelques photos souvenir d'Atlanta, comme le dîner au Japonais...

... le retour du Japonais dans notre van cosmique (c'est fou ce qu'on peut loger de people là-dedans...)

Un dernier regard vers le temple de l'info,

et en route pour la grosse pomme. C'est à dire, nous avons décollé d'Atlanta à peu près à l'heure, et je me suis benoitement endormi sur mon siège. A mon réveil, en regardant par le hublot, je remarque en passant que nous longeons la mer, ce qui, en soit est parfaitement normal. Mais, me dis-je, puisque nous sommes sensés remonter vers le nord, la mer devrait être à notre droite. Or, là, je suis assis à la gauche de l'appareil et la mer est à ma gauche. Bon, un rapide calcul, après m'être pincé pour vérifier que je ne rêve point, me fait dire que nous allons vers le sud et pas vers le nord.
Bigre
Je commençais à avoir des doutes sur mon intégrité mentale lorsque la voix suave de notre commandant de bord nous informa que l'aéroport JFK était fermé à cause du vent et du froid et que, ainsi que des centaines d'autres ploucs dans leur oiseau de métal, nous partions vers le sud, en Virginie pour faire des ronds en l'air en attendant que ça se passe.
M....
Ma voisine Shirley, une américaine d'origine chinoise qui rentrait de Salt Lake City avec déjà un jour de retard, est au bord de la crise de nerf. Les autres passagers, bien que ne le montrant pas, commencent à délireuhdodc,k ookfz rof,oz salement.
Après un nombre caricatural de 360 degrés avec des zincs au dessus et en dessous (à mille pieds règlementaires), le commandant nous annonce, le triomphe modeste, que JFK est réouvert et qu'on se dirige vers le salut. Je vous passe quelques boucles supplémentaires qui font ressembler notre trajet à un truc d'ivrogne et nous atterrissons enfin au milieu de champs de neige et de glace.
New-York. Mon hotel est en plein dans Broadway, près de Time Square, le quartier des théâtres. La chambre est de style trendy minimaliste, décorée par Philippe Stark.

Je me suis baladé quelque peu dans le quartier, en évitant les flaques de glace et de neige boueuse et je me suis fait un petit cheese burger au Planet Hollywood. J'ai acheté au passage un bonnet pour protéger mes noreilles du froid polaire (il fait moins 9), puis, je me suis aperçu que j'étais fatigué. Alors, retour au bercail et extinction des feux.
(c) Musefabe 2007