Le titre de ce blog est "regards". Regards sur le monde, regards sur les autres, sur les amis, sur les êtres qui marquent ma vie, sur les laissés pour compte anonymes qui meurent de notre indifférence et ne survivent que de notre regard.
Lutine, sur son blog, se demande pourquoi c'est quand elle a quelque chose d'important à faire que l'une de ses filles se décide pour une grasse matinée super longue !
En fait, ça s'appelle la loi de Murphy ;-)
D'après cette même loi, je tombe souvent, au péage, derrière la voiture de celui qui lance ses pièces à coté du panier, qui veut sortir les récupérer, qui peut pas ouvrir sa porte, qui veut reculer pour le faire, mais tu vois, il y a déjà une queue d'enfer derrière, alors il envoie Bobonne faire le tour parcequ'elle peut sortir, elle, et elle sort, elle met son manteau, elle cherche les pièces au milieu des flaques d'huile et de cambouis, elle en trouve une, la donne à Bido... son mari, il jette la pièce dans le panier, la barrière s'ouvre, mais Bobonne n'est pas encore remontée, elle vrille un talon aiguille dans un trou de macadam, elle ouvre sa porte, elle coince son manteau, elle réouvre la porte, elle décoince son manteau, la barrière se referme... Merde !
Dans un autre ordre d'idées, à l'aéroport, je suis souvent au comptoir d'enregistrement, à quelques minutes de la fermeture du vol, derrière un type qui cherche son passeport, qui fait tomber son journal, qui demande à l'hotesse s'il n'y a pas un autre vol plus direct, qui reçoit sa carte d'embarquement, qui s'aperçoit avec effroi que sa place est une "fenètre" alors qu'il ne supporte que les couloirs, qui trouve son passeport, qui ne trouve plus sa carte de fidélisation Miles, More, Frequence of my two (pour la traduc, elle est dispo contre 10 euros en timbres poste), qui laisse glisser son manteau par terre, qui le ramasse au moment où son portable sonne, qui s'excuse, qui décroche, qui commence à parler en Javanais à sa secrétaire, qui attrappe de l'autre main sa carte d'embarquement "couloir", qui demande à l'hotesse s'il n'y a pas une place plus près de l'avant de l'appareil, qui dit à sa secrétaire, que non ! ce n'était pas à elle qu'il parlait, qui laisse échapper son portable qui glisse sous le comptoir... Merde !
A propos, Murphy a frappé chez vous, aussi ?
(c) Musefabe 2006