Le titre de ce blog est "regards". Regards sur le monde, regards sur les autres, sur les amis, sur les êtres qui marquent ma vie, sur les laissés pour compte anonymes qui meurent de notre indifférence et ne survivent que de notre regard.
Lettre que j'ai envoyée au premier ministre de l'époque et qui l'est encore aujourd'hui, le 10 Novembre 2005, au sujet des émeutes des banlieues. Je n'ai pas reçu l'ombre d'une réponse, pas même un truc du genre: "nous avons bien reçu votre courrier, allez vous faire f...". Au moins, je saurais à quoi m'en tenir! Quoique, je crois que je sais...
Monsieur le Premier Ministre,
En tant que citoyen de base de ce pays, et comme beaucoup de mes compatriotes, je ne peux rester insensible aux événements qui secouent nos banlieues dites "sensibles" depuis bientôt deux semaines. A côté du nécessaire rétablissement de l'ordre public et du maintien de la cohésion nationale dont j'ai noté qu'ils étaient les axes prioritaires de vos actions à court terme, je pense qu'il faut donner un signal fort à la population des quartiers touchés. Je dis population, c'est à dire jeunes et moins jeunes, Français depuis longtemps ou immigrés de fraiche date. Mon idée est que vous proposiez au Président de la République de tenir systématiquement un conseil des ministres sur deux dans un quartier sinistré pendant l'année qui vient. A l'issue de l'ordre du jour , le gouvernement au complet pourrait tenir une table ronde avec les députés, les maires, les représentants des associations de quartier, des entreprises, des forces de l'ordre, des activités culturelles. Ce serait un formidable moyen de témoigner l'intérêt de la France pour l'ensemble de ses enfants, et notamment pour ceux qui sont laissés ou qui ont l'impression d'être laissés au bord du chemin. L'écoute directe des problèmes est le début de leur résolution et chaque membre concerné du gouvernement (et ils le sont tous, je pense), pourrait prendre sur place l'engagement d'actions fortes qui seraient suivies par un comité ad'hoc indépendant qui rendrait compte des progrès à vous même et au parlement.
Monsieur le Premier Ministre, ceci est ma modeste contribution. J'aime mon pays et tous ceux, sans exception, qui veulent en faire une terre fraternelle et solidaire dans le respect de nos lois républicaines.
Je vous prie, Monsieur le Premier Ministres, d'accepter l'expression de ma haute considération.
Ben voilà voilà... Si un collaborateur de Dominique lit ce blog ( allons donc, on peut réver !), qu'il ne se gène pas pour répondre, en gros pour dire "bingo !".
(c) Musefabe 2006