Le titre de ce blog est "regards". Regards sur le monde, regards sur les autres, sur les amis, sur les êtres qui marquent ma vie, sur les laissés pour compte anonymes qui meurent de notre indifférence et ne survivent que de notre regard.
Et bien, me voilà à Madrid Bajaras. Hier, on est venu me chercher à l'hotel à Santiago. Les bagages dans la voiture (un van Chrysler) on grimpe, les portes claquent...
...entre autre sur les doigts de ma main droite. J'essaye de garder mon calme malgré la douleur en disant d'une voix qui se voulait impassible:
- Il faudrait ouvrir la porte
- Qué?
- Abrir la puerta, nom de Zeus ! Purée que ça fait mal !
- La puerta ?
- Ben oui, rojntüdjüüü!!!!!!!! de @!#& de porte. Ouaahhhhhh !
- Oups, I am so sorry !
La porte s'ouvre. Je n'ose pas regarder mes doigts... Je jette un cil... Ouf ! Une petite rougeur de rien que je m'empresse de masser....
L'autre ne sait plus quoi dire. J'essaye de le mettre à l'aise:
- Je te hais. Ta carrière est foutue...
- ??!!!
- Non, j'rigole :-)
- :-)
Bon, je passe sur le voyage de retour, Ibéria, ciné (le film où Antonio Banderas apprend la danse de salon à une bande de cas sociaux qui trouveront-grace-à-cette-activité-un-echappatoire-à-leur-destin), miam miam (poulet/maïs), dodo.
Arrivée à Madrid. Zut et bletre ! L'avion pour Orly est annulé. Yé dois prendre le souivant. Bien entendu, rien d'indiqué sur les panneaux, personnel plein de bonne volonté qui donne des infos contradictoires.
- Il est retardé cet avion ?
- What ?
- The zinc is retarded ?
- Ah si, no ! Euh...
- Laisse tomber, c'est pas grave. Enfin, si... mébon
- Qué?
Si tout va bien j'arriverai en France aujoud'hui :-))
(c) Musefabe 2006