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  • : Le titre de ce blog est "regards". Regards sur le monde, regards sur les autres, sur les amis, sur les êtres qui marquent ma vie, sur les laissés pour compte anonymes qui meurent de notre indifférence et ne survivent que de notre regard.
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En passant...

ami(e)s ont visité ce blog depuis le 16 Juillet 2006 ! Merci à tous de passer me voir de temps en temps :-) !
21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 00:00

La route, ce matin. Le soleil froid ressemble à une tache d'abricot sur l'acier du ciel. On est nombreux, comme ça, à trimballer nos carcasses douchées de frais vers le taf quotidien. Je regarde la jauge... moitié. Bon, si je veux être tranquille jusqu'après le week-end, vaut mieux que je complète.

Je passe, impérial, devant la station Total de Trappes, blindée de monde avec une queue qui bave jusque sur la voie d'accès. Pas là. Un peu plus loin, la BP est fermée, à sec. Mais qu'aperçois-je au loin, sur ma droite? Une brave petite station Elf, toute pimpante avec ses panneaux de plastoc jaune luisant comme une sucette au citron! Et je dois avoir du mouron dans les chasses (comme dirait le regretté Audiard) car je ne distingue qu'une dizaine de fiazes qui patientent dans leur caisse respective en attendant leur tour.

Je me réessuie les mirettes, je confirme, et, comme un seul homme, je me place derrière le dernier de la file et je coupe le contact. Temps d'attente estimé: une demi-heure. Je ne sais pas ce qui a pris mes devanciers après mon arrivée, mais comme s'ils étaient devenus des frénétiques du pistolet verseur avec des talbins prêts à gicler de leur fouille, je me suis retrouvé devant une pompe disponible en moins de temps qu'il en faut à Rachida pour sortir un lapsuce.

J'enfourne  le truc dans le machin du réservoir, non sans avoir écouté avec délice le cliquetis gromelleux annonciateur du précieux liquide et vlan, je complète jusqu'au plein. Puis, avec une sensation de satiété jouissive, comme si je m'étais sifflé le gazole au lieu de le mettre dans ma chignole,  je pars payer mon prélèvement, tout en évaluant la file des tacots en attente du Graal. A peine j'ai introduit le code de la Visa dans la zapette à fric, que le pompiste décrète que les cuves sont vides et que la station ferme en attendant d'être ravitaillée.

J'avoue que je suis parti sans savoir si mes successeurs d'infortune avaient crucifié le gérant pour l'exemple ou s'il avait réussi à les convaincre de ne pas tirer sur le pianiste...

On verra ça demain!

(c) Musefabe 2010

 

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Published by Fabrice - dans youpie
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