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  • : Le titre de ce blog est "regards". Regards sur le monde, regards sur les autres, sur les amis, sur les êtres qui marquent ma vie, sur les laissés pour compte anonymes qui meurent de notre indifférence et ne survivent que de notre regard.
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Dimanche 4 janvier 2009
Le Hamas venait d'envoyer sa quatrième roquette de la journée sur Sderot. Sirène, enfants, cave, mamans désemparées...toujours le même lot d'angoisse. Depuis la fin de la trève, le gouvernement Israelien débattait de la meilleure façon de mettre un terme à ces provocations. Les partisans d'une attaque de la bande de Gaza afin d'éradiquer le mouvement Palestinien poussaient pour une action d'envergure. Chars, drones, artillerie, attaques de F16, helicoptères, puis troupes d'assaut... le grand style, quoi. On finirait bien par les avoir ! L'état major s'activait à compter les munitions, à repérer les objectifs militaires, les tunnels, les fausses mosquées, les vraies écoles... les prévisions de victimes s'additionnaient comme autant de petits batonnets sur les écrans d'ordinateurs.

Soudain, les ordres finaux parvinrent. Le général Gaby Ashkenazy prit le feuillet et le parcourut lentement. D'une main fébrile, il chaussa ses lunettes, croyant être victime d'une hallucination. Il appela son aide de camp. Celui-ci arriva en courant. Devant le regard du Général, il crut que l'opération était annulée.

- On arrète tout ? 

Gaby Ashkenazy eut un léger rictus.

- Non, on recommence tout, fit il avec un geste fataliste de la main.

Trois jours plus tard, à l'aube, une armada était massée aux portes de la bande de Gaza. La veille, quinze roquettes étaient encore tombées sur Israel. Au signal, les véhicules démarrèrent toutes sirènes hurlantes cependant qu'un essaim d'hélicos vrombissait au dessus des têtes.

6 heures après, les camions-citerne Israeliens distribuaient de l'eau aux enfants de Gaza. Quatre centres médicaux et hopitaux de campagne avaient été installés dans le centre et sur la côte. D'abord méfiante, la population commença à faire la queue pour recevoir des soins. Les livraisons de céréales avaient commencé. Une noria d'autocars ramenait en même temps plusieurs centaines de prisonniers Palestiniens qu'Israel avait décidé de libérer unilatéralement. Deux cents ingénieurs Israéliens attendaient à la frontière de rencontrer leurs homologues Palestiniens afin de parler reconstruction et infrastructures.

Le Hamas, avait tenté de s'opposer à ce déferlement mais il avait dû freiner les ardeurs de certains devant les centaines de journalistes de toutes nations, y compris arabes, qu'Israel avait amené pour couvrir "l'invasion du coeur".
Les soldats de Tsahal s'étaient reconvertis en maçons, terrassiers, agriculteurs, médecins. Le service d'ordre était assuré par des troupes égyptiennes et marocaines sous mandat de l'ONU.

Quelques roquettes du Hamas étaient encore tombées sur les villes du sud. Les fondamentalistes Israéliens avaient manifesté. 6 mois s'écoulèrent. Les fonctionnaires palestiniens à nouveau payés, les points de passage réouverts avec Israel et l'Egypte, les combattants en treillis et au drapeau vert retournèrent peu à peu à la vie civile.
Il n'y aurait pas de martyrs, ni dans un camp ni dans l'autre. Seulement des hommes et des femmes de bonne volonté.

Je rève, n'est-ce-pas....

(c) Musefabe 2009
Par Fabrice - Publié dans : Société, économie politique
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Mercredi 31 décembre 2008
Je viens sur mon blog... en fait, c'est un vieux pote, un compagnon de route dans lequel je me replonge de temps en temps. Poèmes, nouvelles, musique, tout est là. Les disques durs d'overblog concervent précieusement ces pans d'une vie comme des témoins et m'encouragent à continuer, malgré tout, à nourrir ce journal de quelques articles...
En ce 31 décembre, il serait malvenu de ne pas souhaiter à toutes celles et tous ceux qui se risquent encore sur les chemins de "regards" une merveilleuse année 2009, qui comble leurs souhaits les plus chers...

Pour le vieux monsieur qui a oublié jusqu'à son prénom,
Sur le chemin de son naufrage.
Pour l'enfant qui regarde les bombes tomber,
D'où qu'elles viennent,
Et qui ne comprend pas...
Pour Stéphanie, Michel, Romain ou peu importe
Qui n'ont plus de boulot...
Pour Momo, qui va encore dormir dehors ce soir,
Un soir comme tous les soirs...
Pour que le monde entier arrête ses folies...
Je prie.

(c) Musefabe 2008
Par Fabrice - Publié dans : Affaires personnelles
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Dimanche 21 décembre 2008
Les cartes de voeux conventionnelles ne m'ayant pas plu, j'en ai fabriquée une qui me permet en même temps de faire la pub pour le spectacle du 4 Juin  2009 . Que tous vos projets se réalisent avec la santé  et ces petits bonheurs qui font le bonheur !
Par Fabrice - Publié dans : Musique
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Mercredi 17 décembre 2008
C'est extraordinaire ! J'ai toujours des visiteurs...ou des visiteuses. Merci, merci, par votre présence discrète, vous m'aidez à ne pas tout à fait abandonner cette part de moi-même. J'en ai revisité quelques pages récemment. Mon Dieu, que j'étais prolixe au temps jadis! Des poèmes, des relations de voyages, des andouilleries, une vie quoi. Et bien je vais continuer, avec 2009 en ligne de mire.
Et j'espère de tout coeur que ce sera l'année du grand nettoyage de la finance mondiale, avec mise à l'écart des pourris qui plombent notre belle planète, ses familles modestes et leurs économies.
Et j'espère de tout coeur que ce sera l'année de la solidarité, du service, du bonheur partagé.
Et j'espère de tout coeur que ce ne sera pas l'année où les ours polaires feront des poubelles de villages Inuits leur nouveau biotope.
Et j'espère de tout coeur que ce sera l'année du théâtre, de la musique, de la peinture, des intermittents qui trouvent un job. 
Et j'espère tant de choses... mais tellement fort que mes mains en rougissent à force de se crisper.

(c) Musefabe 2008
Par Fabrice - Publié dans : Société, économie politique
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Dimanche 7 décembre 2008
Amitié peu banale que celle de ces deux compères sur le tard. Georges Clemenceau et Claude Monet avaient chacun plus de 50 ans lorsqu'ils ont commencé à se voir et à correspondre. Une relation extrèmement forte s'est peu à peu développée entre ces géants. Monet, taraudé par le doute, guetté puis atteint par la cataracte, faisant et refaisant ses séries, meules, cathédrale de Rouen, puis nymphéas. Monet, un peu geignard, le coeur sur la main, perclus de malheurs, de joies infimes, contesté, hai, encensé, reconnu enfin... Clemenceau, droit dans ses bottes, inflexible, redoutable orateur, "tombeur de ministères", contesté, hai, encensé, reconnu puis battu, enfin...mais, en présence de Monet, affectueux comme un père, comme un frère, comme un ami... Maniant tour à tour mots d'amour et mots d'humour, jusque dans la menace de mettre fin à son amitié, Clemenceau a insufflé à Monet le courage de finir les panneaux que celui-ci avait promis à l'Etat pour célébrer la victoire de 1918 et qui figurent aujourd'hui au musée de l'Orangerie des Tuileries.
Par Fabrice - Publié dans : Dessins, peintures
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En passant...

ami(e)s ont visité ce blog depuis le 16 Juillet 2006 ! Merci à tous de passer me voir de temps en temps :-) !
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